Restaurer

11nov09

Dans un établissement servant des portions particulièrement chiches, envie de dire au restaurateur: “je comprends que vous vouliez restaurer votre marge; mais pourriez-vous nous restaurer, nous, aussi, un peu?”.

De mon fils aîné, parlant d’un voyage autour de l’Europe avec Interrail :

Regarder la carte de l’Europe comme on regarde un plan de métro…

Hmmm… :-)

22août09

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. »

BOILEAU

« Rien ne s’énonce plus clairement que ce dont l’obscurité vous a échappé. »

Yvan AUDOUARD


Via Bribes.

Mépris

12août09

Manier le mépris, c’est comme manier la merde; ça tache.

Une punkette

17mar09

Elle a les yeux blonds et les cheveux bleus…

L’air d’un gros petit Frank Sinatra, une veste à carreaux marron et le sourire vissé aux pommettes.

Blond

12fév09

Des cheveux couleur de nicotine.

Visage

12fév09

Des yeux affolés dans un visage de poisson mort.

Elle a fort l’air d’avoir l’air beaucoup plus jeune qu’elle n’est…

Vendeuse

12fév09

Une boutique où la vendeuse est le seul article un peu attirant…

Cailloux

12fév09

Elle a toujours l’air de marcher sur des petits cailloux pointus.

Veste

12fév09

Quand il porte une veste, elle a l’air de pendre d’un porte-manteau.

Voiture

12fév09

Une voiture dessinée en pensant à certains coins du corps d’une femme.

Main

12fév09

Elle a la main romane, aux doigts longs et courbes.

Une gamine

24jan09

Des petits seins carrés, avec les tétons dans les coins.

Pas de seins, un corsage; pas de hanches, un plissé; pas de jambes, des bas; pas de lèvres, du rouge…

Photo

24jan09

Cette nana avec ses grosses lunettes en écaille, ses sapes de 1942 et son maquillage blafard, ses cheveux sépia et ses camaïeux de gris, elle essayait de ressembler à une photo !

(Disons : Simone Weil à Londres pendant la guerre)

“Les gens sont naturellement paresseux, ils ne retiennent que ce qui les intéresse”

Non; ils retiennent certaines choses et pas d’autres parce qu’ils sont intéressés par certaines choses et pas par d’autres.

“Peur du changement” ? Peut être, mais parce que crainte (légitime) de perdre –pas “nature humaine”, calcul rationnel précis, à partir des données dont ils disposent.

Musicothérapie

24jan09

La musique répétitive comme Rorschach musical,comme musique presque immobile; par opposition aux autres musiques qui ont un sens de lecture “longitudinal” obligé ?

Changement

24jan09

Dans mon expérience, il n’y a pas de résistance au changement en tant que tel ; les gens résistent à la perte ; si on propose un bon échange, ils marchent.

Si les gens veulent bien changer, ils ne veulent pas qu’on les change

Cours de chant

24jan09

La voix qui s’accroche à la note, un tout petit peu en dessous, et qui finit par se rétablir au vibrato.

Un gamin

24jan09

Il n’a pas les deux yeux dans le même sabot !

Une femme

24jan09

Elle fait tout avec une sorte de dextérité saoule.

Elle est laide, le visage grêlé, pas de lèvres, le cheveu triste, un manteau noir pas net sur une jupe rose boulochée, au plissé soleil catastrophé, des collants gris fils tirés, maigrichonne.
Elle est en train de lui dire d’un air sérieux, avec le visage d’une militante qui explique pourquoi on ne doit pas faire ci et ça, “tu comprends, les gens se déclarent par ce qu’ils font et non par ce qu’ils ne font pas” ; elle a l’air si sérieuse, si raisonnable.

L’autre lui parle, lui dit quelque chose mais je ne l’entends pas. Et tout à coup je sais qu’elle va pleurer, et ça ne manque pas, elle pleure –comment l’ai-je su ? Un mouvement des lèvres, une ombre sur le visage. Son visage immobile a rosi et j’ai su qu’elle allait pleurer. (Bien souvent, par la suite…).

De grosses larmes de môme, ses lèvres se rentrent encore, tremblent, et les yeux, ces yeux que je ne peux pas supporter, obliques, tombants, suppliants, loin, rouges.

Elle a sorti un mouchoir en papier, se mouche (j’avais écrit “se moche”), s’essuie les joues. Elle se mord un doigt (“se mordre les doigts”, on dit vrai) en tenant son mouchoir en papier serré dans sa main, et des larmes coulent.

Lui essaye de la consoler avec des mots que je n’entends pas. Il lui prend le mouchoir des mains et lui tamponne les yeux, il se lève à moitié de son siège pour l’embrasser, j’ai son derrière à hauteur des yeux, il se rassieds et parle encore.

[Je suis arrivé à ma station]

[Pensé à Brel et à "Orly"]

Son vêtement manie savamment une géométrie d’interstices, pour captiver.